Justice – 7Afrik https://7afrik.com L'actualité en continu, proche de vous Mon, 24 Feb 2025 13:58:20 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://i0.wp.com/7afrik.com/wp-content/uploads/2025/02/cropped-WhatsApp-Image-2025-02-21-at-18.18.55-2.jpeg?fit=32%2C32&ssl=1 Justice – 7Afrik https://7afrik.com 32 32 159713848 Atteinte sexuelle sur mineure : une jeune écope de 18 mois d’emprisonnement https://7afrik.com/2025/02/24/atteinte-sexuelle-sur-mineure-une-jeune-ecope-de-18-mois-demprisonnement/ Mon, 24 Feb 2025 13:58:20 +0000 https://7afrik.com/?p=399

Le tribunal de première instance de Dixinn a condamné Youssouf Sylla, âgé de 27 ans à un an six mois d’emprisonnement. Il a été reconnu coupable des faits d’atteinte sexuelle sur une mineure âgée de 17ans.

À la barre, l’accusé a rejeté en bloc les accusations contre lui. Il prétend avoir eu des relations consenties avec la fille qui, ajoute-t-il, serait sa petite amie.

« Elle est venue chez moi, librement. Elle est y restée jusqu’à 8h du matin. C’est ma copine depuis trois ans maintenant. Nous avons eu des relations intimes auparavant , et c’est toujours elle qui venait chez moi. Je ne l’ai pas forcé, c’est ma petite amie », a-t-il dit.

Lors des débats, la partie civile a annoncé son désistement, à travers une lettre lue par le président du tribunal.

L’infraction étant déjà là, dit le représentant du ministère public, il a requis la condamnation de Youssouf Conté à deux ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende de 10 millions de francs guinéens.

De son côté, la défense a plaidé pour un renvoi pur et simple de l’accusé pour délit non constitué.

Pour sa propre défense, Youssouf Conté a demandé pardon au tribunal, affirmant que les trois ans déjà passés en détention, lui ont beaucoup appris.

Dans son verdict, le tribunal a déclaré Youssouf Conté coupable des faits d’atteinte sexuelle. Pour la répression, il écope d’un an et six mois d’emprisonnement.

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Accusations contre un militaire : Kabinet Diané saisit la justice https://7afrik.com/2025/02/24/accusations-contre-un-militaire-kabinet-diane-saisit-la-justice/ Mon, 24 Feb 2025 13:16:36 +0000 https://7afrik.com/?p=357

Le gérant de la société “Guinean Power Multiservices”, Kabinet Diané, affirme être victime d’une tentative de vol, de harcèlement, de menaces et de violences de la part de Mamadi Sidibé, alias De Gaulle, un militaire en service au camp Almamy Samory Touré. Face à cette situation, il a porté plainte contre lui et plusieurs autres personnes, y compris des avocats, devant la justice, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Revenant sur les faits, Kabinet Diané détaille le déroulement de l’incident impliquant Mamadi Sidibé.

« Un samedi, le 24 ou le 25 janvier, je ne me souviens plus exactement, il vient chez moi. Il dit à mon vigile, qui est un policier, qu’il est venu me voir et que nous avons déjà communiqué, car il a un programme avec moi. Ce dernier le laisse entrer, et il monte jusqu’au quatrième étage. Il frappe à la porte. Une fois, deux fois, trois fois. Je ne réponds pas. Après, j’ai dit : c’est qui ? Il m’a répondu : ouvre la porte. Je lui ai demandé : qui t’a autorisé à entrer ici ? Puis, je suis allé dans ma chambre pour prendre mon téléphone pour appeler mon vigile qui se trouve au rez-de-chaussée, qui est un policier. Comme c’est un policier, il pouvait prendre son arme et venir l’arrêter. Je l’ai appelé une fois, deux fois, et à la troisième, il a décroché. Je lui ai dit : prends ton arme et viens arrêter le gars qui est venu ici, car j’ai coupé tout contact avec lui. Il m’a répondu : mais patron, il est parti précipitamment. Il était venu dans une voiture non immatriculée », a-t-il expliqué.

Kabinet Diané rappelle qu’il a déjà été victime d’une tentative d’enlèvement il y a moins d’un mois et qu’il avait déposé plainte à la CMIS de Ratoma. Selon lui, cette nouvelle intrusion aurait dû être signalée immédiatement aux autorités.

« J’allais directement porter plainte contre De Gaulle pour intrusion. Je suis allé voir les agents de la DPJ quand De Gaulle est venu, car j’avais fait les constats. Il est militaire, lieutenant. Ce sont les avocats qui l’ont envoyé en mission, c’est ce que j’ai appris de ses connaissances. Je lui ai dit : De Gaulle, pourquoi t’en prends-tu à moi ? Je n’ai aucun problème avec toi, j’ai coupé tout contact avec toi. Quelqu’un m’a dit que De Gaulle venait de mettre quelqu’un d’autre dans des problèmes de ce genre et que c’est un habitué des faits », a-t-il indiqué.

Kabinet Diané affirme que cette affaire pourrait être liée à une décision de justice qui lui est favorable.

« Tu ne seras même pas dans le coin parce qu’ils savent que tu as déjà une décision de justice et que tu as fait saisir le compte de l’usine. Et comme l’usine n’est plus en activité à cause de cette saisie, ils veulent me mettre dans des problèmes pour qu’on dise que c’est un coup des avocats. J’ai dit : De Gaulle va devoir expliquer qui l’a envoyé chez moi et pourquoi il est venu », a-t-il précisé.

Alertés, les policiers du commissariat de Ratoma sont intervenus, mais Kabinet Diané affirme avoir perçu des tentatives de négociation.

« On est allé au commissariat de police de Ratoma. J’ai constaté qu’il avait une connaissance là-bas, un capitaine, qui a tout fait pour que je négocie avec De Gaulle afin de trouver un arrangement. J’ai refusé. Il faut que De Gaulle me dise qui l’a envoyé chez moi. De Gaulle lui-même m’a demandé pardon. Il a dit qu’il ne savait pas qu’il y avait une affaire d’enlèvement. Je lui ai répondu : qui t’a envoyé chez moi ? Je lui ai dit : je sais qui t’a envoyé, mais comme tu refuses de parler, on ira en justice. Je lui ai aussi dit : moi, j’ai tous les renseignements sur toi. Tu ne peux pas te permettre de venir chez quelqu’un qui t’a bloqué depuis deux mois », a-t-il expliqué.

Estimant que la situation est grave, Kabinet Diané a saisi la justice. Suite à sa plainte, le procureur général près la Cour d’Appel de Conakry a ordonné au procureur de la République près le tribunal de première instance de Dixinn d’engager des poursuites contre Mamadi Sidibé alias De Gaulle et d’autres personnes pour des faits de tentative de vol, harcèlement, menaces et violences. En application des articles 41 et suivants du Code de procédure pénale, le parquet général a transmis la plainte pour enquête et procès-verbal.

Le document judiciaire indique que l’analyse des éléments du dossier révèle des faits susceptibles de constituer des infractions prévues et sanctionnées par le Code pénal.

L’affaire suit son cours judiciaire, et Kabinet Diané attend que la justice éclaire les responsabilités dans cette affaire qui, selon lui, met en jeu des intérêts bien plus vastes que son simple litige avec De Gaulle.

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Conakry : Ibrahima Barry et 4 autres jugés pour viol collectif sur une mineure https://7afrik.com/2025/02/24/conakry-ibrahima-barry-et-4-autres-juges-pour-viol-collectif-sur-une-mineure/ Mon, 24 Feb 2025 12:52:59 +0000 https://7afrik.com/?p=327

Le jeune Ibrahima Barry, âge de 21 ans, taxi-motard de profession, est jugé pour des faits de viol collectif sur une mineure de 15 ans. A l’audience criminelle du tribunal de Dixinn, délocalisé à la mairie de Ratoma, tenue la semaine dernière, il a nié les faits pour lesquels il est jugé avec 4 de ses amis, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En détention préventive à la maison centrale depuis le 13 août 2024, Ibrahima Barry est jugé pour des faits de viol collectif sur une mineure.

A la barre l’accusé a nié les faits mis à sa charge. « J’étais parti chercher de quoi manger au bar de Elhadj, après le travail. Arrivé sur les lieux, j’ai trouvé Sidiki, Mohamed, Ramos, et la fille. Le gérant m’a servi et je suis rentré chez moi, vu qu’il se faisait tard. Donc, je suis rentré à la maison. Car je passe la nuit chez mon grand. Après quelques minutes, Sidiki est venu avec la fille, accompagné d’autres personnes. Il m’a demandé de lui prêter ma chambre. En ce moment, je joue à la PlayStation. Je lui ai dit non, parce que l’heure à laquelle mon grand rentre à la maison était presqu’arrivée. Donc, je ne pouvais pas lui prêter la chambre, car elle n’est pas la mienne. Ce jour même, Sidiki est venue avec la fille et d’autres personnes, mais je ne les ai pas reçus. Ils n’ont pas mis pied dans ma chambre. Parce que mon grand était sur le point de rentrer. Donc, ils sont repartis avec elle. Et j’ignore où ils sont partis. Je ne connais pas la fille… Et j’ai appris aussi qu’elle est la copine de Ramos. Quant à Sidiki, il n’y a pas un lien de fraternité entre lui et moi, nous ne sommes liés que par le football, car nous sommes dans la même équipe. Sidiki loge à G’bessia et moi je suis à Coléah. Je ne sais rien de cette histoire de viol collectif », a-t-il déclaré.

Après cette déposition, le juge a renvoyé le dossier au 27 février 2025 pour la comparution de la partie civile.

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Trafic international de cocaïne : le procès de 10 personnes s’ouvre à Conakry https://7afrik.com/2025/02/24/trafic-international-de-cocaine-le-proces-de-10-personnes-souvre-a-conakry/ Mon, 24 Feb 2025 12:48:37 +0000 https://7afrik.com/?p=324

Le procès d’un groupe d’accusés, dont des Ghanéens et des Sierra Léonais, s’est ouvert vendredi dernier devant le tribunal criminel de Kaloum. Ces individus sont poursuivis devant cette juridiction pour détention, importation et transport de drogue à haut risque en Guinée. Les faits portent sur de la cocaïne. Ils ont été arrêtés dans les eaux guinéennes le 4 avril 2023 avec 63 sacs de cocaïne en provenance de la Sierra Leone et en partance pour la Gambie. A la barre, après avoir décliné leur identité, les accusés ont tous, à tour de rôle, nié les faits mis à leur charge, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Ce sont Emmanuel Frimpong (Ghanéen), Abouba Sylla (Malien), Mory Kaba (Guinéen), Abdoulaye Keïta (Guinéen), Soriba Kamara (Sierra Léonais), Georges Robert (Ghanéen), Sylveste Asanté (Ghanéen), Folley Francis Diogo (Ghanéen), Momo Bangoura (Sierra Léonais), Albert Septmos Kanga (Sierra Léonais) qui sont accusés dans ce dossier. Ils ont tous été arrêtés le même jour et mis sous mandat de dépôt à la maison centrale de Conakry à la fin de leur audition le 7 avril 2023. Après plus d’un an d’incarcération, Emmanuel Frimpong, capitaine dudit bateau, et ses hommes ont été appelés à la barre.

A la question de savoir comment ils se sont retrouvés sur les eaux guinéennes au point d’être arrêtés par les marines guinéens, Emmanuel Frimpong raconte d’abord comment il a été contacté par un certain Mohamed Janvier pour lui dire qu’ils vont se rendre en Gambie pour pêcher.

« Un jour, j’ai reçu un appel et l’intéressé m’a demandé si je suis le capitaine Emmanuel, j’ai dit oui. Il m’a demandé si je suis intéressé par un travail, j’ai dit oui. Dans ce cas, il a dit que quelqu’un va m’appeler deux jours après pour organiser un voyage et aller en Gambie pour pêcher les poissons, j’ai dit : Ok. Deux jours après, un numéro m’a appelé pour organiser le voyage, mais que le bateau est en panne, mais qu’une fois en Gambie, qu’on va le réparer. Il m’a aussi dit qu’il y a des matériels enfermés quelque part dans la salle des machines que personne ne devrait toucher à ça, ou même ouvrir la porte. Maintenant on a bougé de la Sierra Leone à 00 heure. Et, arrivé sur les eaux guinéennes, le bateau est tombé en panne. C’est lorsque nous étions en train de réparer cette panne que j’ai vu un bateau venir vers nous en toute vitesse. Ils ont pointé la lumière sur nous, ils ont sauté pour atterrir dans notre bateau, ils tiraient des coups de feu à l’air. Ils ont demandé qui est le capitaine, j’ai dit : moi. Ils nous ont tous ligotés, puis ont commencé à demander où se trouve la drogue. J’ai dit : quelle drogue ? Moi je ne savais rien. C’est comme ça que nous avons été arrêtés. Ensuite, ils ont fait sortir la drogue qui a été testé et c’était positif », a-t-il dit.

Mory Kaba, guinéen de nationalité, a aussi répondu aux questions du tribunal, du ministère public et des avocats de la défense.

« Je suis maçon de profession, mais puisque je galérais, un jour, Mister, un Sierra Léonais que j’ai rencontré dans un chantier de travail à Conakry ici, m’a dit qu’il pouvait m’aider à trouver un travail dans un bateau de pêche qui travaille en Sierra Leone. C’est ainsi que je me suis embarqué pour le rejoindre à Freetown. Quand je suis arrivé, le bateau a pris 3 jours avant de bouger et directement on m’a présenté au capitaine », a-t-il dit.

Après avoir écouté tous les accusés, le tribunal a donné la parole au ministère public qui a sollicité le renvoi pour la suite des débats. Ce à quoi la défense ne s’est pas opposée. En réponse, le tribunal a renvoyé le dossier au 28 février pour la suite des débats, ainsi que les réquisitions et plaidoiries.

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Ibrahima Sory 2 Tounkara : l’incarnation de la sérénité, de la rigueur et du professionnalisme https://7afrik.com/2025/01/24/ibrahima-sory-2-tounkara-lincarnation-de-la-serenite-de-la-rigueur-et-du-professionnalisme/ Fri, 24 Jan 2025 18:59:43 +0000 https://doloninfos.com/?p=216

Pour la première fois dans son histoire, la Guinée a organisé un procès d’envergure impliquant de hauts responsables politiques et militaires accusés de crimes contre l’humanité.

Parmi les principaux accusés dans l’affaire des événements tragiques du 28 septembre 2009 figuraient l’ancien chef de la junte militaire, Moussa Dadis Camara, son ancien aide de camp, ainsi que plusieurs anciens ministres.

Ce procès constitue un tournant décisif dans l’histoire judiciaire guinéenne. Il met en évidence non seulement la capacité du pays à organiser un procès équitable, mais aussi la détermination des autorités judiciaires à affronter un passé douloureux, même lorsque cela exige de juger des personnalités influentes.

Les audiences ont été marquées par des débats souvent intenses et houleux. À plusieurs reprises, des avocats ou des accusés ont tenté de détourner l’attention en soulevant des questions ultra-sensibles, menaçant ainsi de compromettre l’équilibre fragile du procès.

Cependant, le président du tribunal, Ibrahima Sory 2 Tounkara, « Palmer » pour les intimes – a su maintenir l’ordre avec une sérénité et une rigueur exemplaires. À chaque manœuvre distractive, il rappelait, avec fermeté, l’importance de se recentrer sur le fond du dossier.

La posture du président du tribunal a été particulièrement remarquable. Malgré les tensions et l’intensité des débats, il est resté imperturbable. Même lorsque des situations cocasses déclenchaient des éclats de rire dans la salle d’audience, Ibrahima Sory 2 Tounkara gardait sa concentration, sans jamais laisser transparaître la moindre émotion visible. Cette attitude a forgé son image d’homme de justice impartial et profondément engagé dans sa mission.

Ce procès ne se résume pas uniquement au verdict rendu, mais aussi à la manière dont il a été conduit. La maîtrise, le professionnalisme et l’intégrité du président du tribunal resteront gravés dans les mémoires comme des éléments déterminants du succès de ce moment historique.

Ces qualités ont conduit Guinéenews à désigner le juge Ibrahima Sory 2 Tounkara comme l’une des personnalités guinéennes de l’année 2024.

 

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Affaire 1400 milliards GNF: l’ex DG des impôts et le directeur de la législation maintenus en prison, le contrôleur fiscal libéré ! https://7afrik.com/2025/01/23/affaire-1400-milliards-gnf-lex-dg-des-impots-et-le-directeur-de-la-legislation-maintenus-en-prison-le-controleur-fiscal-libere/ Thu, 23 Jan 2025 00:22:03 +0000 https://doloninfos.com/?p=177

Une demande de mise en liberté de l’ex-directeur général des impôts Mory Camara, du directeur de la législation Mamadou Dian Diallo et du contrôleur fiscal des impôts, Mamoudou Bérété a été vidée ce mercredi 22 janvier 2025 devant la chambre spéciale de contrôle de l’instruction.

Dans sa décision, la chambre a maintenu Mory Camara et Mamadou Dian Diallo en détention préventive. Cependant, elle a annulé l’inculpation de Mamoudou Bérété avant d’ordonner sa mise en liberté immédiate.

L’ex-directeur général des impôts et le directeur de la législation restent donc poursuivis pour des faits de corruption, d’enrichissement illicite, de détournement de deniers publics, de blanchiment de capitaux, de concussion et complicité dans une affaire de 1 400 milliard de francs guinéens.

Sékou Diatéya

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