Culture – 7Afrik https://7afrik.com L'actualité en continu, proche de vous Mon, 24 Feb 2025 13:56:19 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0 https://i0.wp.com/7afrik.com/wp-content/uploads/2025/02/cropped-WhatsApp-Image-2025-02-21-at-18.18.55-2.jpeg?fit=32%2C32&ssl=1 Culture – 7Afrik https://7afrik.com 32 32 159713848 Affaire Chalco à Boffa : le kountigui Elh Sèkhouna s’implique, une rencontre prévue ce jeudi https://7afrik.com/2025/02/24/affaire-chalco-a-boffa-le-kountigui-elh-sekhouna-simplique-une-rencontre-prevue-ce-jeudi/ Mon, 24 Feb 2025 13:56:19 +0000 https://7afrik.com/?p=396

Afin de trouver une solution au conflit qui oppose les populations des sous-préfectures de Tamita et de Lisso à la société minière Chalco depuis le 10 janvier dernier, le kountigui de la Basse-Côte, Elhadj Sèkhouna Soumah a décidé de s’impliquer.

Pour atteindre cet objectif, ce sage a convoqué les différentes parties à une rencontre ce jeudi, 20 janvier 2022 dans la sous-préfecture de Tanènè, afin de les écouter.

« Le kountigui Sèkhouna et son entourage nous ont convoqués demain jeudi à une réunion. Il s’agira d’évoquer le problème qui nous oppose à la société Chalco. Chalco veut restituer les contrats communautaires aux populations. Il y a une autre société nommée AGBDA qui veut aussi faire la même chose, mais demande d’attendre après deux mois. Mais nous, nous exigeons qu’elle le fasse dès la fin de ce mois parce que beaucoup ont été prises par le passé sans être réalisées. (…). En réalité, ces sages sont de notre côté, ils ont compris que les sociétés minières jouent au malin à chaque fois. C’est pourquoi cette fois, nous tenons mordicus que les actes concrets soient posés sinon nous ne changerons pas d’avis. On ne veut rien attendre », a expliqué une source jointe cet après-midi.

En attendant que les rideaux ne tombent sur cette rencontre demain jeudi, il faut rappeler que les activités de Chalco sont toujours au ralenti suite à la colère des populations de Tamita et de de Lisso, qui exigent le respect du « contenu local ».

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Kindia : Elhadj Mamoudou Camara officiellement intronisé Kountigui de la Basse Côte https://7afrik.com/2025/02/24/kindia-elhadj-mamoudou-camara-officiellement-intronise-kountigui-de-la-basse-cote/ Mon, 24 Feb 2025 13:27:10 +0000 https://7afrik.com/?p=366

Depuis la mort de feu Elhadj Sekhouna Soumah il y a quelques mois, le trône du Kountigui de la Basse Côte n’avait pas trouvé de preneur à cause des guéguerres entre le camp d’Elhadj Souna Yansané, de Moustapha Kaba et celui d’Elhadj Mamoudou Camara. Pour mettre fin à ce bicéphalisme, les autorités de la transition ont procédé à la dissolution des deux bureaux rivaux, avant de reconnaître Elhadj Mamoudou Camara comme le nouveau Kountigui de la Basse Guinée. Son intronisation officielle a eu lieu dans la ferveur ce dimanche, 23 février 2025, à Kindia, rapporte le correspondant de Guineematin.com basé dans la préfecture.

Les festivités d’intronisation du Kountigui de la Basse Guinée ont drainé du monde à Kindia, à la place des martyrs de la commune urbaine. La cérémonie a réuni plusieurs anciens ministres, des cadres natifs de la Basse Côte, des représentants des coordinations régionales.

Selon Elhadj Mamadou Saliou Conté, grand imam et président des Oulémas de Boffa, le Kountigui est une représentation morale qui n’a rien à avoir avec la politique.

« Partout dans le monde, il y a trois types de cohabitation : c’est à dire 1 Aly ; 2 Abou ; et 3 Fana. Mais vous, vous êtes Aly en Basse Guinée. Et partout ici en Guinée, ces trois types de personnes se respectent, s’entendent et s’entraident dans l’harmonie. C’est pourquoi on vous a apporté 3 banderoles sur lesquels il est écrit l’unité, la cohésion et l’entente. C’est extrêmement symbolique et très important. Alors, acceptez que les autres régions viennent ici sans problèmes. Acceptez de vivre avec les autres communautés qui ne parlent pas la même langue que vous.  Alhamdoulilah et merci à Elhadj Souna Yansané, qui a honoré la Basse Côte en se faisant respecter une fois de plus parmi nous les sages. Il a sauvé la Basse-Guinée du fait qu’il est resté derrière cette dernière décision. Le conseil qu’on vous dira, en tant que nouveau Kountigui, c’est de rester humble, sage et courtois. La politique n’est pas la vocation d’un Kountigui. Donc, méfiez-vous de la politique, car la politique ne nous amène nulle part dans notre vocation. Nous voulons que vous soyez un chef exemplaire et rassembleur durant votre chefferie », a-t-il déclaré.

Le nouveau Kountigui Elhadj Mamoudou Camara s’est réjoui de la grandeur divine. « Je suis très content aujourd’hui et je remercie le gouvernement qui n’a ménagé aucun effort pour la réussite de cet événement dans la paix. Je rends grâce au créateur, le Tout-puissant pour m’avoir accordé ce privilège dans la santé. Je lui demande de me donner aussi la force pour le bon fonctionnement de cette prestigieuse couronne. Je demande sa grâce de renforcer ma foi pour ne pas que je rejette un jour un citoyen qui est venu solliciter mon aide pour une bonne cause. Je suis là pour tout le monde. Donc, je demande au créateurdes cieux de m’éloigner de l’injustice et la culture de la division. Aux jeunes, femmes et sages de me guider, si jamais je m’égare, parce que l’Homme n’est pas parfait. Que Dieu préserve la quiétude sociale entre nous. Merci beaucoup à la Guinée forestière, merci à la Moyenne Guinée, la Haute-Guinée et à la Basse-Guinée pour votre présence, sans oublier les représentants des rois des pays frères ici présents », a déclaré le nouveau Kountigui de la Basse-Guinée.

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La chanteuse guinéenne Queen Rima remporte le Prix Découvertes RFI 2025 https://7afrik.com/2025/02/24/la-chanteuse-guineenne-queen-rima-remporte-le-prix-decouvertes-rfi-2025/ Mon, 24 Feb 2025 13:06:17 +0000 https://7afrik.com/?p=345

La chanteuse guinéenne Queen Rima est la lauréate du Prix Découvertes RFI 2025. Le jury, présidé cette année par la chanteuse béninoise Angélique Kidjo, a délibéré lundi 17 février dans l’après-midi. Son choix s’est porté sur cette artiste qui s’illustre dans le registre dancehall et qui participait pour la troisième fois à la finale du Prix Découvertes RFI.

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Musée régional de Boké : un patrimoine historique oublié https://7afrik.com/2025/02/24/musee-regional-de-boke-un-patrimoine-historique-oublie/ Mon, 24 Feb 2025 13:04:12 +0000 https://7afrik.com/?p=342

nauguré pour la première fois en 1878, le musée régional de Boké est un établissement administratif retraçant les faits culturels de la Guinée et de sa région. Subdivisé en trois parties, ce bâtiment à étage abrite des archives administratives et civiles, ainsi que des pièces muséales décrivant l’histoire, les mœurs et les cultures des ethnies qui composent la région de Boké. Il comprend également le chemin des esclaves, long de 360 mètres et surnommé « le chemin de non-retour », par lequel les esclaves étaient conduits vers les quais négriers pour être envoyés en Amérique ou en France. Une cave souterraine, autrefois réservée aux esclaves capturés et enfermés dans des cachots, témoigne également de cette sombre époque.

Située dans la partie ouest de la Guinée, la région de Boké marque le début de l’histoire coloniale guinéenne. C’est en effet depuis cette zone que les colons ont établi leur domination dans les années 1870. Créé par le gouverneur Louis Faidherbe, ce musée fut le premier poste français des Rivières du Sud. Cependant, il convient de rappeler que 50 ans auparavant, l’explorateur René Caillié était déjà passé par cette région dans sa quête de Tombouctou. Dans le cadre du commerce des esclaves établis par les colons, ce musée fut témoin du départ de milliers de fils et filles de Guinée vers un destin douloureux. En observant la prison des esclaves, où nos ancêtres étaient entassés et enchaînés comme des bêtes sauvages, et en parcourant la route des esclaves menant au port, on imagine aisément l’enfer qui les attendait de l’autre côté de l’océan. Une histoire aussi douloureuse que regrettable, qui donne envie de remonter le temps pour changer le cours des événements, tant les atrocités subies par notre peuple sont inhumaines.

Le musée régional de Boké est donc une véritable mine de savoir. Il renferme de nombreuses pièces collectées durant la période coloniale, décrivant l’histoire, les mœurs et les cultures des différentes ethnies de la Guinée maritime et d’autres régions du pays. Ce qui fait la richesse de ce musée, c’est son immense valeur historique. Rien n’a été laissé au hasard dans son aménagement.

Dès l’entrée, les visiteurs sont accueillis par des canons, symboles de la conquête du pays par les colons, rappelant ainsi que notre peuple s’est battu contre l’envahissement occidental. Une stèle en hommage à René Caillié se trouve également dans la cour. Mais pour honorer la mémoire des résistants face à l’oppression coloniale, des bustes de figures historiques telles qu’El Hadj Oumar Tall, Almamy Samory Touré, Alpha Yaya Diallo et Dinah Salifou Camara y sont exposés.

Ce bâtiment, datant de l’époque coloniale, a été rénové à plusieurs reprises par les ressortissants de la région. La dernière restauration, en 2021, a été réalisée par l’ancien chef d’État-major de l’Armée de terre, le général de brigade Mohamed Diané, originaire de Boké. À l’époque, l’officier avait justifié cette initiative par le souci de préserver ce grand patrimoine historique. Grâce à cette rénovation, les lieux ont été réaménagés et enrichis par diverses œuvres d’art, notamment la baignoire de Samory Touré, son coffre-fort et trois fusils de ses Sofas. Deux salles ont également été aménagées : l’une pour l’exposition de photographies et l’autre pour les œuvres d’art locales.

Malgré cette richesse historique et culturelle, le musée régional de Boké demeure sous-exploité et manque de valorisation. En conséquence, les visiteurs se font rares, et cet édifice patrimonial risque de tomber dans l’oubli. Pire encore, de nombreux Guinéens ignorent jusqu’à son existence et son importance.

Pourtant, si ce musée était mieux entretenu et promu, il pourrait devenir l’un des sites touristiques les plus visités de Guinée. Il est si riche en patrimoine culturel et historique que, si des moyens financiers et humains y sont investis, il pourrait rayonner à travers toute l’Afrique, voire au-delà. Prenons l’exemple du musée historique du Sénégal sur l’île de Gorée : aujourd’hui, ce site est un lieu touristique incontournable et une source de revenus importante pour le pays. Pourquoi ne pas s’inspirer de ce modèle pour mettre en valeur notre propre héritage ?

Hélas, il est regrettable de constater que de nombreux Guinéens ne connaissent pas l’existence du musée régional de Boké, alors qu’il représente un trésor de savoir et de mémoire. Ce manque de visibilité soulève plusieurs interrogations :

Pourquoi un tel patrimoine est-il si peu connu des Guinéens ? Est-ce un manque de moyens financiers investis dans sa promotion et son entretien ? Est-ce un problème de mauvaise gestion des ressources allouées ? Ou bien est-ce dû à une incapacité à mettre en valeur nos propres acquis culturels et historiques ? Quoi qu’il en soit, quelque chose ne va pas.

Toutefois, il est essentiel de rappeler que la préservation et la valorisation du patrimoine culturel et historique jouent un rôle crucial dans l’éducation et le développement local et national. Il est donc primordial de sauvegarder et de promouvoir le musée régional de Boké afin de transmettre aux générations futures la mémoire de notre passé.

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7e Edition du festival de l’Art Baga D’mba : le coup d’envoi prévu ce vendredi à Sobanè https://7afrik.com/2025/02/24/7e-edition-du-festival-de-lart-baga-dmba-le-coup-denvoi-prevu-ce-vendredi-a-sobane/ Mon, 24 Feb 2025 12:22:01 +0000 https://7afrik.com/?p=296

Les cérémonies de lancement de la 7ᵉ édition du Festival de l’Art Baga auront lieu du vendredi 21 février au samedi 22 février 2025 dans le district de Sobanè, sous-préfecture de Douprou, sise à Boffa. Cet événement culturel itinérant, qui durera deux jours, est organisé par le Secrétariat exécutif pour la valorisation du patrimoine culturel Baga, en collaboration avec le ministère de la Culture, du Tourisme, de l’Artisanat et du Patrimoine historique. Le thème retenu cette année est « Culture et tourisme ».

Selon le commissaire général du Festival D’mba, M. Jean René Camara, cette manifestation culturelle majeure chez les Baga vise à promouvoir leur culture dans toute sa splendeur et sous toutes ses formes, notamment à travers le célèbre masque D’mba, qui reflète l’identité du peuple Baga.

Un programme riche et varié attend les festivaliers dans le Bagataye, pays Baga, avec, à l’affiche un carnaval géant, des matchs de football, des prestations scéniques de troupes artistiques, des concerts de chanteurs et danseurs venus de tout le Bagataye.

Au cours de cet événement, chaque village Baga présentera des œuvres structurales ainsi que des formes d’accoutrements,  autrefois réalisés par les ancêtres.Une occasion unique de voir et vivre le D’mba, d’apprendre comment et pourquoi, il était dansé, et de mieux comprendre cet héritage culturel, véritable symbole de l’identité guinéenne, à travers le monde.

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